En mars 2016, des études ont été publiées dont celle d’UFC que choisir qui nous disait de faire attention à 184 produits listés en pharmacie, donc à éviter, car ils contenaient des ingrédients polémiques pour la santé. Depuis 2012, le mouvement « slow cosmétique » est né, et dit que votre peau n’a pas besoin de tant de cosmétiques que cela pour être belle et en bonne santé et donc aucun intérêt à s’embêter avec des produits autant transformés dont la composition est très décevante.

Que vous y alliez pour une crème anti-UV ou pour une boîte de doliprane, vos yeux se porteront toujours sur le rayon cosmétique en pharmacie. Et oui, il vous fait penser à la publicité vue la veille qui lutte contre les rides. Impossible d’échapper au testeur posé juste devant vous, à la caisse, qui vous incite à essayer quand la pharmacienne a le dos tourné.

Une offre qui s’est développée grâce à un réseau de distribution épatant. Les patrons des pharmacies ont le choix quant à la revente de produits, autant dire qu’ils ont le libre arbitre sur ce qu’ils veulent vous mettre entre les mains. Pas de panique, les petits labels ont autant leur place que les autres.

Les cosmétiques en pharmacie : 100% faux

Malheureusement, en pharmacie aujourd’hui, il n’y a pas 184 produits à éviter, il y en a des milliers et les produits de pharmacie sont concernés. Si l’ont fait l’analyse des ingrédients, vous allez découvrir que vos produits sont bel et bien des produits conventionnels que l’on va trouver ailleurs sur le marché. Par exemple, un shampoing typique de la pharmacie végétale, si vous analysez, vous retrouverez du métal isotiasonylon, crié par les dermatologues depuis 2013 comme étant irritant alors que vous êtes sur un shampoing, rappelons le, doux et vendu en pharmacie. Il possède aussi le phénoxyléthanol, ce fameux ingrédient suspecté d’être un perturbateur endocrinien.

De même si l’on prend une crème, à base d’arnica. La formule est un petit peu meilleure, mais cela n’a pas empêché le fabricant d’avoir mis dans sa formule des substances éthoxylées, et des dérivés d’huile de palme. Donc une crème peu naturelle alors qu’elle aurait dû mettre cette valeur en avant étant donné que c’est une crème à base d’arnica.

Les marques de cosmétiques dermatologiques

Il y a bien sûr les marques dermatologiques, comme Avene, ou encore la Roche Posay. Tout d’abord, rétablissons la vérité : ce sont certes des marques qui font attention à minimiser l’utilisation des allergènes, mais en termes de noblesse des ingrédients, il n’y a pas quelque chose de très différent. Par exemple, si vous prenez une poudre pressée, vous allez trouver du méthylparaben, propylparaben, et du phénoxyéthanol qui ont une bonne place et qui aurait pu être conservée d’une autre façon.

Donc si vous êtes en pharmacie, ne vous dispensez pas de lire la liste des ingrédients. Dans certaines pharmacie/parfumerie, on vous vend aussi des produits de luxe qui contiennent beaucoup de disiodium EDTA, ou encore du phénoxyéthanol. Ne vous contentez pas de lire le devant des produits, lisez aussi au dos pour ne pas vous faire avoir.

Des marques de cosmétiques en pharmacie qui vous font rêver !

Nuxe et Caudalie ont été les premières marques à procurer du glamour dans leurs onguents : que ce soit chez Nuxe avec l’huile prodigieuse, ou encore chez Caudalie avec l’huile divine. Autant de glamour chez l’une que chez l’autre pour vous faire rêver. En 2004, le label Garancia investit dans l’univers surnaturel avec des produits aux titres « enchanteurs » comme la gamme Mystérieuse, qui se compose de venin de serpent qui aide à lutter contre les rides. Ou encore la ligne Marabout qui régule les peaux grasses avec des extraits de betterave, etc. « L’envie de féerie est un parfait antidote au contexte de surinformation, très anxiogène » estime Pierre Bisseuil directeur de recherche chez Peclers Paris. Les femmes se lassent très vite de l’obsession de la performance pour retourner à des plaisirs fantastiques, comme à la recherche d’une nouvelle spiritualité.

Pharmacie : lancement de cosmétiques 

La pharmacie est donc un endroit de lancement idéal pour les grands labels. Même s’il est nécessaire de visiter les points de vente, et cela demande du temps, les marques ressentent le besoin de venir le commercialiser. Le plus est au niveau du prix, il est deux fois moins élevé qu’en parfumerie, cela a de quoi séduire ! Ces lancements de cosmétiques en pharmacie ravissent les pharmaciens, car cela à un effet de relance de croissance pour la pharmacie. Certains pensent même à proposer leurs propres cosmétiques, comme le groupe Leader Santé qui propose des gels douche ou des vernis à ongles à des prix très attractifs.

La croix verte semble avoir compris la chose et ne compte pas abandonner les cosmétiques dans leur pharmacie de sitôt. Mais alors une pharmacie restera-t-elle une pharmacie ?

 

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